#18 Big magic 2/52

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Et vous vous levez un matin, fatiguée, épuisée, totalement démotivée.
Et la seule chose alors dont vous rêveriez serait de vous coucher, cacher, sous la couette.
Plus d’obligations, plus de contraintes, plus d’enfant (juste pour un jour), plus rien.
Juste un cocon.

Et puis finalement non, ils viennent vous claquer sur la joue leurs bisous baveux du matin et, franchement, ça mérite bien l’effort d’un petit pas, d’un second, du troisième et puis, lancée comme vous êtes, vous pouvez bien faire ce qui était écrit sur l’agenda aujourd’hui.

Ah il vous en faut de la force ces matins-là, il en faut de la bienveillance envers sa propre fragilité, il en faut de la foi dans ce qui arrivera.

Mais vous avez déjà fait ça… y croire encore.

Et puis, il y a cette conversation de deux heures avec une amie de toujours dont vous sortez plus belle.
Il y a ensuite ce déjeuner avec cette amie d’hier qui dure autour des verres de vin qui se vident et des coeurs qui s’ouvrent.
Il y a cette communion d’idées, de pensées, cette créativité.

Et il y a le chemin du retour, quand fatigués par leur journée ils vous parlent à toute vitesse, vous embrassent avec ivresse, vous saoulent avec tendresse.
Soudain, tout est clair et tout se mélange.

Clair. Vous êtes leur mère. Et cet amour que vous leur portez et sans aucun doute la plus belle chose dont vous ignoriez même être capable. Et leur présence seule suffit à vous à faire avancer. Et pour eux vous cherchez à être la meilleure version de vous-même, chaque jour.

Mélange. Vous êtes leur mère. Vous êtes une femme. Et l’alchimie des deux est quelque chose que vous pensiez compris dans la donne de départ mais vous réalisez que vous n’en avez pas encore compris tous les codes.

Clair. Vous êtes heureuse souvent parce que finalement vous êtes douée pour ça. Vous êtes dépassée parfois parce que la vie c’est aussi comme ça.

Mélange. Vous rêviez à dix-sept ans de changer le monde, de créer, de devenir chanteuse, écrivain, comédienne. Mais vous avez juste osé dire enfileuse de perles parce que ça faisait rire et que ça ne faisait pas peur. Vous êtes à la presqu’aube des quarante et votre rêve est toujours là. Comment fait-on dans ces cas-là…

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Lumineux. Vous êtes leur mère. Vous êtes une femme. Vous êtes heureuse. Et vous pouvez désormais réaliser tous vos rêves. Parce que la peur vous quitte, pas tout à fait, mais beaucoup. Parce qu’il est écrit que si nous sommes capables d’inventer chaque jour un monde meilleur pour eux. Si nous sommes capables de les aider à déployer leurs ailes. Si nous savons leur dire n’aies pas peur. Il est écrit que si nous savons faire ça c’est parce que nous savons, nous, mère, femme, qui nous sommes. Merveilleuses inventeuses, créatrices, amoureuses, actrices, uneS.

 

J’aurais pu intitulé ce billet Take off comme la chanson de Cocoon qui rythme la cadence de mes doigts sur le clavier. Mais c’est à Elisabeth Gilbert qui j’emprunte son titre. Enjoy les amiEs ce post là, il est pour vous.

Et vous, vous en pensez quoi ?

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